Kosovo - Une guerre de gauche
?
ou
Pour la paix à travers
le droit
par Bernard RAVENEL
Editions Golias, 1999, 224 p., 98.- FF (14,94.- Euro)
Il ne suffit plus d’être « contre la guerre ». Il faut être « pour quelque chose ». Si l’alternative reste seulement entre intervention et non intervention, si au lieu et place des bombes nous ne savions faire que regarder alors nous sommes dans la condition tragique d’être contraints à choisir entre deux maux extrêmes: ou laisser faire la guerre de Slobodan Milosevic contre les Kosovars albanais ou soutenir la guerre de l’OTAN contre la Serbie. Dans les deux cas on perd une partie de son humanité.
En même temps il est difficile de répondre à la question « Si on ne lance pas des bombes, que fait-on? » car la guerre est née de la crise de la politique et que de la politique en crise on ne peut attendre grand chose…
Le livre de Bernard RAVENEL part de la conviction que si nous voulons maintenir notre capacité critique et notre liberté de jugement, il faut tenter de démonter la manipulation du langage et des images en montrant que ce qui se cache derrière cette guerre ce sont des stratégies de pouvoir et de domination. Car avant d’être un imbroglio du droit international, la guerre a été un imbroglio des mots et de leur signification. Jamais une guerre moderne n’a été promue dans un silence aussi total sur ses réelles motivations (matérielles, économiques, politiques).
En même temps il ne suffit pas de dénoncer, de crier. Il faut proposer une autre politique… et prendre acte que de ce point de vue le déficit politique et culturel à combler est énorme.
Or, le conflit balkanique est loin d’avoir épuisé sa dynamique intrinsèque de violence qui peut franchir un nouveau degré. Force nous est de réfléchir ensemble à gauche avant que le feu ne se rallume. Mais à une condition: que ceux qui ont soutenu les bombardements ne soient pas tous désignés comme des bellicistes impénitents et que ceux qui n’ont pas fait ce choix ne soient pas tous catalogués comme des pacifistes ingénus faisant le jeu de Slobodan Milosevic.
Ce livre engagé se propose comme contribution à une réflexion incontournable pour tous ceux qui ont conservé une juste dose d’inquiétude pour l’avenir de l’Europe et du monde à la veille du nouveau millénaire.
Don Quichotte,
la révélation
messianique
du Code de la Bible et de la
Vie
volume 2
par Dominique AUBIER
464 pages, 250.- FF / 38,11 Euros
La Bouche du Pel-Distribution
Né sous la plume de Cervantès, Don Quichotte paraît en 1605, et connaît un succès immédiat. Une gloire jamais éteinte frappe ce livre qui reste, avec la Bible, le livre le plus lu au monde. Quel est le secret de Don Quichotte? Dominique AUBIER voue son existence à résoudre cette énigme. Menant son enquête, cet écrivain – une vie de recherches, d’investigations pour comprendre – devient experte de la kabbale hébraïque. Munie de cet instrument, elle ouvre le symbolisme de Don Quichotte, le décode et en libère le sens. Voici l’exégèse de l’œuvre cervantienne. La découverte est sensationnelle :
La deuxième édition (1608) originale de Don Quichotte, révisée par son auteur, est truffée de « fautes » grossières que les érudits officiels se sont empressés de « corriger » dans les éditions suivantes. Mais en réalité, il fallait décoder ces « erreurs » qui n’en étaient pas et qui transformaient par l’omission d’une lettre, par l’accentuation mal placée, le roman castillan en un traité initiatique habité du système qui fonde l’herméneutique: autant de messages cryptés, dont certains sortent droit du texte biblique, notamment des chapitres d’Ezequiel. Je sais qui je suis, dit Don Quichotte. Qui est-il vraiment? Dominique AUBIER suit Cervantès à la trace, pénètre le mystère de l’Hidalgo. Elle restitue le fil conducteur de sa pensée, si bien que l’enquête est menée par Cervantès en personne, qui pose des jalons dans un jeu de piste dont le trésor est l’apparition du sens.
En pleine Inquisition, Cervantès transmet un enseignement frappé d’interdiction. Don Quichotte (Q’chott en Araméen signifie vérité) propose à l’avenir un projet culturel plaçant en son centre la puissance du verbe.
Cervantès désigne le grand dessein de la France: dévoiler, expliquer, universaliser. Pari tenu par Dominique AUBIER. Partant de l’enseignement d’Israël, passant par l’Espagne, Don Quichotte compromet désormais la France. En cette fin de millénaire, la leçon du Chevalier propose le recours de l’esprit et de ses lois.
D. BLUMENSTIHL-ROTH