Letter from New York
….we've put short movies on our website and are collecting clips for what we plan will become a rootin-tootin documentary some day. In other words we're looking forward to staying put until our threatened species' time runs out as being so very threatened by our kind's manifold foolishnesses.
Of course we're hoping that all nations will have the common sense to outlaw war long before that happens. But isn't that hope foolish?
Not at all. People always unite to form government when they see that's the reasonable thing to do. Look at history! Is or isn't that reason enough to know that unifying must and can be done pretty gollies soon?
No! Look at the dumb things you 've seen done during the last three decades at the UN Look at the denial of the world government imperative and all that You get kicked out, disaccredited as a news reporter if you're even suspected of saying that the politically disunited UN should be rationalized as a federal democracy able to outlaw WWIII.
Le 11 septembre 2002
Un groupe de Sénégalais fraîchement arrivés à New York s’étaient rendus chez le maire pour, disaient-ils, reconstruire les Twin Towers par la magie de leur rythmes. Incrédules, les autorités municipales et le maire acceptèrent cependant.
Ils s’installèrent avec leurs instruments dans Washington Square et commencèrent à jouer inlassablement devant les badauds lors d’une chaude journée de septembre 2002, pendant l’ « Indian Summer ». Ils étaient une dizaine de musiciens et danseurs: treize exactement.
La mélopée débuta, les danseurs sautaient et virevoltaient sans relâche. Les passants étaient médusés. Une fine brume de beau temps commença à tomber sur les gratte-ciel. On ne voyait plus les sommets des édifices.
Ils dansaient sans fin. Personne ne bougeait plus dans la masse des spectateurs. Seuls les musiciens et les danseurs éclairés par les rayons de soleil qui filtraient à travers ce brouillard new-yorkais si typique par grosse chaleur étaient bien visibles. Les autres étaient pétrifiés.
Soudain, comme obéissant à un coup de gong d’un Sénégalais, la brume se dissipa. Un jeune homme à casquette de baseball coiffée à l’envers leva la tête et s’écria : « The Twin Towers are back ! ». C’était le 11 septembre 2002.