Edito no 100
Je chante l'Espagne et je la sens jusqu'à la moelle, mais je suis d'abord citoyen du monde et frère de tous.
(Federico Garcia Lorca)


Nous sommes tous des citoyens du monde

Que nous en soyons conscients ou non, nous ne pouvons échapper à notre condition d’habitants de cette planète bleue qu’on appelle la Terre, avec tous les droits et les devoirs que cela implique. L’objectif du bulletin FCE est d’être un vecteur transmettant des valeurs d’une société civile mondiale, solidaire et éthiquement responsable, constituée de citoyens actifs, jouissant d’un maximum de liberté personnelle et d’autonomie morale.

Arriver au 100ème numéro de ce bulletin - produit artisanalament - ne veut pas dire grand chose pour le commun des mortels: FCE reste une feuille de choux tout au plus. Pour son rédacteur en chef et la joyeuse équipe de ses fidèles collaborateurs, cela représente un pari tenu et gagné, une preuve de ténacité, une démonstration de communication active et engagée entre des citoyens au-delà des frontières en tout genre, politiques, spirituelles et matérielles.

La démocratie, si nous voulons la réaliser vraiment, se doit de dépasser les frontières. Ainsi, pour les Etats-Unis d’Amérique, le fédéralisme devrait être la marchandise no 1 à exporter: Harold S. BIDMEAD essaie de nous en convaincre dans son article ci-contre (NOT FOR EXPORT).

Montrer que le fédéralisme démocratique, culturel et religieux (=oecuménisme!) est un excellent - sinon le meilleur - recours pour relever les défis posés à l’humanité par la mondialisation économique, les menaces de guerre et de destruction de la nature et, last but not least, le non-respect des droits humains - telle sera la tâche à laquelle FCE entendra contribuer, également à l’avenir, suivant ses possibilités et ses ressources. Comme jusqu’à présent, ce seront les lecteurs actifs qui décideront du sort futur de ce bulletin appelé à servir plus que jamais d’outil de communication.

Que le no 100 coïncide avec la commémoration du double cinquantenaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et de la Déclaration devant l’ONU du « premier » citoyen du monde, Garry DAVIS, est une coïncidence hautement symbolique, un rendez-vous non manqué avec l'Histoire.

J.P.

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