Edito no 98
« Le nationalisme est le cancer de l’humanité » (GREGORY GRETCHKO, cosmonaute)
La pensée critique plurielle
Les théories et options fédéralistes telles qu’elles se reflètent dans la présente publication sont loin de former un tout cohérent prêt à être mis en pratique. Ce n’est pas par manque d’analyse et de synthèse. C’est plutôt à dessein que les colonnes de FCE entendent présenter une large gamme de solutions visant à apporter des remèdes aux maux organisationnels qui affligent notre planète.
Le nationalisme et la souveraineté nationale sont toujours des tabous universellement répandus et font partie à ce titre des idées qui dominent à tort nos réalités quotidiennes, quel que soit le continent où nous vivons.
Mais il importe de garder à l’esprit que la solution de remplacement à cette pensée dominante ne saurait être une anti-pensée unique, mais bien une pensée critique plurielle, fondée sur le sain scepticisme de l’intelligence.
La pensée unique comporte toujours le risque de s’ériger en dictateur. A l’évidence, personne ne peut plus, de nos jours, affirmer détenir la seule vérité. Ainsi l’objectif auquel veut en particulier contribuer le présent bulletin, dans le cadre de ses moyens modestes, consiste à favoriser la rencontre des innombrables initiatives civiques dans le domaine politico-socio-culturel.
De cette communication ouverte, de ces échanges imprégnés de tolérance se dégageront progressivement et démocratiquement les principes qui donneront corps au grand projet du prochain millénaire, et peut-être déjà du 21e siècle, celui de la citoyenneté planétaire.
La pensée critique plurielle ne portera cependant des fruits que dans la mesure où elle a le souci constant de s’unir à la qualité la plus précieuse de l’être humain, son amour pour la vie.
J.P.
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