Edito 91
“ La lutte Est/Ouest va, dans quelques années,
être remplacée par une lutte entre le bloc Nord et le bloc
Sud si une loi mondiale ne vient pas rapidement rendre stériles
de tels combats. ”
(Abbé Pierre, lors du Congrès des Fédéralistes Mondiaux à la Haye, en 1957)
Le mondialisme aspire non seulement à la fédération des pays de la Terre-patrie pour mettre un terme aux problèmes et conflits actuels qui sont de dimension planétaire, mais porte également en soi la recherche d’une vison transdisciplinaire, ouverte à tous les domaines de la vie, pour mieux assumer les liens plus ou moins complexes existant entre les sciences les plus diverses du savoir humain et qui ne cessent de croître tous les jours.
“ L’éthique transdisciplinaire récuse toute attitude qui refuse le dialogue et la discussion, qu’elle que soit son origine d’ordre idéologique, scientiste, religieux, économique, politique, philosophique. La savoir partagé devrait mener à une compréhension partagée fondée sur le respect absolu des altérités unies par la vie commune sur une seule et même Terre. ”
C’est dans ces termes qui reflètent les caractéristiques essentielles d’ouverture et de tolérance que nous trouvons exprimée, dans le cadre de la Charte de la Transdisciplinarité, une idée chère aux fédéralistes que nous sommes. Cette charte a été adoptée au Portugal en novembre 1994 sous l’impulsion de la Fondation du CIRET (Centre international de recherches et d’études transdisciplinaires, 19 villa Curial, F-75019 PARIS).
Aussi le présent numéro des FCE aborde-t-il un large éventail de disciplines dont les liens ne sont que trop apparents: la paix, le droit des peuples, le droit d’asile, les droits humains, les droits sociaux, la non-violence, l’éducation et - last not least - l’économie qui doit perdre son essence “ dictatorial e” actuelle pour devenir une économie “ transdisciplinaire ”, au service de l’être humain et non l’inverse.
Pour commencer la plume est à Georges KRASSOVSKY qui, dans une approche “ française ” non sans ironie voltairienne, nous rappelle qu’il suffit peut-être de peu pour faire bouger les choses.
J.P.