(en 1986 - il y a 15 ans ! : un communiqué de l’Agence Mondialiste de Presse)
« Le terrorisme, c’est la bombe atomique du pauvre », déclarait Mary Seurat, épouse d’un otage français au Liban.
Face au terrorisme, certes regrettable,
les ‘GRANDS’ tentent de s’ériger en gendarmes du monde, bien que
personne ne les ait mandatés pour jouer ce rôle qui devrait
être dévolu à une instance mondiale démocratique.
La base du terrorisme est soit
la misère, soit la perte d’une identité culturelle, soit
les deux (qui vont souvent de pair)…
Il faut bien l’admettre, nous sommes en guerre ! C’est une guerre, comme toutes les guerres, sans loi et, comme beaucoup de guerres, elle est non déclarée.
Quels sont les ennemis en présence
?
D’un côté, les Etats
qui se prétendent maîtres souverains de leur politique étrangère
et veulent faire admettre leur idéologie à des Etats dominés,
des Etats qui n’hésitent pas à vendre des armes (sans préoccupation
d’idéologie) et, de l’autre côté, des groupes terroristes
travaillant, ouvertement ou non, pour ces Etats dominés. Ces derniers
s’avouent rarement impliqués dans un acte de terrorisme surtout
s’il favorise leur politique.
Tant que cette situation durera, le terrorisme subsistera ! Il faut remplacer la FORCE, guerre ou terrorisme par le DROIT entre les Etats de régler leurs conflits.
Ce n’est que lorsque sera instituée une Autorité Supranationale d’arbitrage avec des pouvoirs réels bien définis que les conflits entre Etats seront résolus sans recours à la force.
Pour tendre vers cette Autorité
mondiale, les Citoyens du Monde suggèrent qu’en cette Année
Internationale de la Paix (1986 !), les Nations unies et les Organisations
non gouvernementales mettent à l’étude le projet d’adjonction
d’une seconde Chambre des Peuples, élue transnationalement, à
côté de l’O.N.U. actuelle.
Registre International des Citoyens
du Monde (R.I.C.M.)
66 boulevard Vincent Auriol
F-75013 PARIS.
(…) Nous pensons que les tendances hégémoniques américaines ne préparent rien de bon pour l’avenir pacifique du monde. Au lieu d’unir les nations, elles les séparent. Elles rencontrent des critiques, des réprobations, des oppositions que nous souhaitons nombreuses, puissantes et mesurées. Mais nous n’admettons pas la violence et donc le fanatisme, la vengeance, le massacre, quelque forme qu’ils prennent. Nous condamnons absolument le terrorisme et les intransigeances qui le provoquent. Il contrarie, il contrecarre la poursuite de nos objectifs, notamment en entraînant des représailles militaires.
Contact:Citoyens du Monde, 15 rue Victor Duruy, F – 75015 PARIS.
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